Un jour de (grand) vent, je pousse jusqu'au terrain du club pour faire un peu d'accro et de fpv, je commence par l'accro, et je me dis mince, le vent se lève de plus en plus, tant pis, ça mettra un peu de piment au vol
Après m'être amusé à monter très (trop) haut et à compter approximativement le nombre de secondes à tenir les gaz à 0 en chute libre (adrénaline garantie), je tente le deuxième jeu idiot que j'adore réaliser avec mon petit quadri d'accro (un F330) je passe des flips, environ 6 ou 7 d'un tenant avant de stabiliser et de remonter pour une seconde tentative. A peine le premier flip exécuté (toujours très haut, vous imaginez), une bourrasque me souffle dans le dos, puis une autre, puis encore une autre... dans les airs mon petit quadri est soufflé comme une vulgaire petit plume et commence à s’éloigner progressivement dans le ciel grisâtre, il est à une altitude encore importante et la remise des gazs pour le restabiliser et tenter de retrouver un semblant de contrôle ne font que détériorer ma vision et avec son orientation. Impossible de voir la led clignotante désormais, je décide donc de mettre plein gaz et à gauche toute déterminer son sens, mais rien à faire, il est emporté et je n'ai plus assez de feeling pour contrecarrer mon stress malheureusement à son paroxysme.
Je décide donc de le faire atterrir délicatement et à l'aveugle car une rangée d'arbre m’empêche de voir l'horizon.
Reprenant mes esprits peu à peu, je décide de rester les pieds encrés au sol, pas bouger Jérôme, note le cap et détermine vite fait bien fait un cône de recherche le plus étroit possible ! De toute façon le quadri bipera automatiquement au bout de quelques minutes et le buzzer est activable en mode forcé via la radio, je devrai donc pouvoir l'entendre d'assez loin dans cette campagne pure mais venteuse... un œil sur Google Map pour repérer le terrain vu du ciel, et me voila parti en quête de l'ovni.
Les minutes s’égrènent, le temps se gatte, et la motivation s'estompe, vous l'avez compris, je suis rentré bredouille à la maison en me rassurant sur la perte financière fraîchement calculée au volant de ma voiture, pas plus de 100€ à la revente... je limite la "casse"
Les autres jours/semaines m'auront permis d’organiser différentes battues, seul ou accompagné de ma moitié, mais en vain, pas un bout d’hélice ne dépasse des fourrés, d'une branche d'arbre ou des épis de maïs parsemés de la parcelle voisine non loin de notre terrain de jeu de 14 hectares. Rien à faire, je tire une croix dessus, récapitule les pièces en stock pour en reconstruire un identique à moindre frais.
Puis vient, l'AG du club ce dimanche matin. 3 mois se sont écoulés depuis le crash.
Notre réunion commence à peine, nous voilà interrompu par un membre de l'équipe communale, un chasseur, un vrai sachant chasser sans son chien
La suite, c'est une hibernation forcée qu' a subit mon petit quadri, peut-être déposé au fin fond d'un vaisselier hors d'âge et d'usage, oublié de tous jusqu'à ce dimanche matin brumeux et glacial de l'AG au presbytère où désormais mon ami le chasseur me redonna la foie de croire qu'au ciel, l'être suprême envoie les douces fleurs qui chassent notre amertume...
Pan Pan ! Merci les chasseurs !!!
PS : Romancé bien évidemment les copîns hein


